YOGA BISCARROSSE – Sandra Hamen

Methode MEZIERE

Methode de redressement postural 

 

La chaine postérieure 

Largement inspiré de la méthode mézières et du constat qu’elle meme à fait dans es années 40 dans ce qu’elle appelle «  l’observation princeps «  :

Un malade présente une importante cyphoses dorsale enraidie. Dès que l’auteur parvient à plaquer le dos de ce patient au sol grâce a une pression sur les épaules, une lordoses lombaire apparait. Corrigé par une flexion des genoux, celle-ci se reportent au niveau nucal et la tête se renverse en arrière . Encouragea Madame à assouplir les muscles spinaux de ce malade. Le succès de ce traitement l’amenant à formuler le principe de base : « il faut allonger les Spinaux et sur toute leur étendue et non les tonifier et raccourcir par des flexions en arrière du dos et de la tête avec opposition ou chercher à les allonger exclusivement au niveau du segment qui, dans l’attitude debout, et lordotique. »

Pour elle les lordose sont principalement responsable des déviations.

C’est elle qui pour la première fois parle de chaîne musculaire postérieure ( ensemble de muscles polyarticulaires )

Elle parlera de 4 chaines musculaires : La chaines antérieur du cou , lac chaine des membres supérieurs , la chaine antéro-interne ( psoas, diaphragme ) , la chaine postérieur ( arrière du crâne et pointe du pied )

La chaine postérieure se comporte comme un seul et même muscle 

La seule élongation (la vraie, sans autoriser de compensation) des groupes postérieurs fortifie les groupes antérieurs.

Et nous affirmons qu’il n’est pas possible de tonifier correctement (c’est-à-dire, en respectant la «belle forme») les muscles antérieurs, si l’on ne retire pas l’excès de tonus des muscles postérieurs.

Encore une fois, ce n’est pas au niveau du siège de la douleur qu’il faut travailler ni l’impotence elle-même qu’il faut essayer de lever. 

La cause est ailleurs, toujours la même : l’hyperlordose, et la seule application de notre méthode supprime la douleur sans y toucher, et rétablit la motricité sans la solliciter, et cela, parce qu’elle rétablit la morphologie

Methode 

les gestes thérapeutiques :

  1. la décontraction musculaire : allonger un muscle ou un ensemble de   muscles lordosants afin d’empêcher ou d’annuler une action compensatrice

2.La détente musculaire : diminuer le tonus musculaire de la musculature lordosante, par exemple la position en decubitus sur un plan dur

  1. l’étirement musculaire : allonger  un muscle ou une chaine musculaire au delà de son élasticité. L’étirement est durable, il est plastique, c’est le fluage : l’allongement plastique d’un matériau semi-fluide.
  2. la contraction excentrique : c’est la contraction de plusieurs groupes musculaires telle qu’elle provoque un allongement de ces mêmes groupes musculaires. Par exemple : la contraction simultanée des muscles ischio-jambiers et des triceps suraux  provoque une extension du membre inférieur au niveau du genou.

  3. le travail musculaire actif : des muscles antérieurs tels que le quadriceps ou des muscles abdominaux.

C’est dans ces conditions que l’on peut prétendre dé-lordoser d’abord le segment cervical (La langue est un muscle frontière entre les chaînes musculaires postérieure et antérieure. Sa position de repos correcte est : la pointe de la langue en contact  avec le palais, derrière les incisives supérieures, sans prendre contact sur celles-ci. C’est la condition pour un bon fonctionnement de l’articulation temporo-maxillaire, un bon développement  du maxillaire supérieur chez l’enfant et un bon équilibre des forces des chaînes musculaires antérieure, antérieure lordosante et postérieure. Un point d’appui de la langue sur les incisives inférieures provoque des contractions musculaires excessives des masseters, des muscles de la nuque et du diaphragme. ), puis le segment thoracique ( avec le souffle C’est l’expiration demandée lors des postures Mézières en fonction du dismorphisme observé, elle est associée à une correction de la lordose cervicale, elle provoque une détente des muscles para-vertébraux dorsaux et lombaires grâce au travail des muscles abominaux. 

Elle est conduite par un abaissement du sternum (en bas et en dedans), stimulée par le contact de la main du thérapeute sur le sternum et par une vérification de l’absence de contraction des muscles para-vertébraux lombaires jusqu’à obtenir une réduction de la lordose lombaire et la rétroversion du bassin.  

L’inspiration active maximale se caractérise par une contraction du muscle diaphragme et des muscles inspirateurs accessoires : Sterno-cléido-mastoïdiens, scalènes antérieurs…

L’inspiration demandée lors des postures Mézières est costale haute, en précisant d’obtenir une sensation de «respirer dans le dos» pour ne pas accentuer la lordose lombaire et donc pour ne pas contracter  les muscles para-vertébraux dorsaux et lombaires.) , car les «dos plats» sont en réalité des lordoses, puis le segment lombaire.

Conclusion : les tensions musculaires nous tassent et nous déforment . 

Les maux de dos ne sont pas dus a un manque de musculature des dorsaux  ( au contraire ils sont en générale trop forts ! ) mais à un manque de souplesse et d’élasticité de la chaine postérieure . et les muscles de devant se ramollissent 

Pour récupérer il est important d’éviter la rotation interne des membres , il faut contracter le muscle et l’étirer 

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