YOGA BISCARROSSE – Sandra Hamen

Préparation à la respiration

 

Avant tout exercice respiratoire poussé, il est indispensable d’assouplir sa cage thoracique.

Ce  ” coffre ” très solide, contient tous nos organes vitaux . Elle est composée de plus de 80 jointures, dont plus de 40 articulations mobiles qui rendent la cage thoracique adaptable, sans compter les propriétés des côtes qui sont déformables et même élastiques. Les cartilages costaux qui relient les côtes au sternum sont même une zone encore plus flexible que les côtes. La colonne dorsale , présente également une grande mobilité ( atténuée par rapport au reste de la colonne vertébrale, de part son attachement aux côtes ! ) .

 

La cage thoracique protège le coeur et les poumons . Ces derniers sont les organes de la respiration et sont situés sur la partie supérieure de la cage thoracique. Il est important de savoir que la base des poumons est en contact direct avec le diaphragme, et en contact presque direct avec la cage thoracique. 

Les poumons sont constitués d’alvéoles, entre lesquelles se trouve un tissu élastique, permettant aux poumons d’être résistants et étirables.

Chaque mouvement respiratoire, aura donc des répercutions simultanées sur l’ensemble de la structure thoracique: diaphragme, cage thoracique , poumons, coeur , musculature…

C’est pourquoi il est très important d’assouplir la cage thoracique, par des mouvements flexions, extensions, relaxants, d’étirements…afin de permettre à toute la surface pulmonaire de se développer et permettre ainsi une oxygénation maximale du corps et de toutes ses cellules.

Séance type, pour assouplir et relaxer la cage thoracique

Debout, pieds éloignés de la largeur des hanches

– Appuyer sur le bas des côtes, avec la paume des mains ( main droite sur côtes droite , main gauche sur côtes gauche) afin de vous rendre compte de la flexibilité de ces dernières. Une main devant et une main derrière, exercer une pression opposée, afin de déformer le bas de la cage thoracique.  Mettre en place une respiration très profonde…

3 mn minimum

– Genoux légèrement fléchis, inspirer par les nez, arrondir le dos en posant les mains sur les cuisses ( doigts vers l’intérieur des cuisses ), tête baissée , menton proche du sternum. Expirer par la bouche, en creusant les lombaires, le menton monté en direction du ciel ( les mains restent sur les cuisses !! )

10 respirations

– Redressé, parfaitement d’aplomb, poids du corps sur les talons, monter les bras tendus au dessus de la tête, croiser les doigts, paumes des mains vers le ciel. Mettre en place un respiration lente, puis sur une expiration pencher le buste sur la droite , rester sur 3 respirations, se redresser sur une inspiration et faire la même chose de l’autre côté.

– Redressé, parfaitement d’aplomb, poids du corps sur les talons, monter les bras tendus au dessus de la tête, croiser les doigts, paumes des mains vers le ciel. Mettre en place un respiration lente, puis sur une expiration pivoter le buste à droite, votre regard se portant le plus à droite possible. ( attention, les hanches restent parfaitement dans l’alignement des pieds ! ) rester sur 3 respirations, se redresser sur une inspiration et faire la même chose de l’autre côté.

– Placer les mains sur le côté des côtes, juste au dessus de la taille, et presser les côtes. pendant une lente inspiration, tenter de repousser les mains. Au bout de quelques secondes, relâcher les mains et laisser les côtes reprendre leurs formes initiales .

– Toujours dans la même position, bien droit ( e ) , monter les bras de chaque côtés le plus haut possible, de telle sorte que les bras forment un “V”, doigts pointés vers le ciel.  Etirez vous le plus possible en vous aidant de la respiration. Mettez l’accent sur l’expiration qui doit être la plus profonde possible.

 

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